Ils agissent pour la qualité de l’air extérieurs ! Interviews avec des porteurs d’actions européens. Etude réalisée dans le cadre des Assises Nationales de la Qualité de l’Air 2018

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Ce benchmark international présente vingt actions pour lutter contre la pollution de l’air. Ces actions sont mises en oeuvre dans une quinzaine de pays en Europe. Deux tiers de ces actions visent à réduire les sources de pollution extérieur (transport, mobilité, urbanisme, chauffage domestique,… ) tandis qu’un tiers porte sur des actions de communication en faveur de la qualité de l’air :

– 12 actions pour réduire les sources de pollution extérieur, soit dans le domaine du transport routier/mobilité des plans de déplacement (SUM, métrobus, flotte de bus et politique de stationnement), ou bien la mise en place d’une fédération d’autopartage (« Car club coalition« ) ou encore de péage (« péage positif »), soit dans d’autres domaines multisectoriels (projets « PREVAIR » et « Leuven »), urbanisme (projet « Growsmarter »), chauffage au bois ( projet « Malopolska for Clean Air ») ou encore dans le transport maritime/fluviall (projet  » Clean Air Port Program ») ;

– 8 actions sur la communication en faveur de la qualité de l’air (projets « CleanAir », « ClairCity », « BreatheLife », « No idling », « comment améliorer le stockage du bois ? », « La mia scuola va in classe A »et « Neighbours for clean air ») et aussi sur la sensibilisation via des citoyens référents (projet « Air Quality Awareness Week »).

La protection des riverains lors de l’utilisation des produits phytosanitaires : les travaux de l’Anses

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La protection des populations lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques fait partie des missions premières de l’Anses. L’Agence estime l’exposition et évalue les risques pour la santé des travailleurs et des riverains dans le cadre des autorisations de mise sur le marché. Elle a aussi comme priorité d’améliorer les connaissances sur l’impact réel du recours aux pesticides en agriculture sur la santé humaine et environnementale. A ce titre, elle est aujourd’hui impliquée dans plusieurs études scientifiques d’envergure.

Comment impliquer les foyers dans la lutte contre la pollution de l’air intérieur

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Dans le domaine de la qualité de l’air, les actions mises en place par les entreprises, les collectivités, l’Etat, les associations ou tout autre organisme concernent généralement l’individu à titre personnel ou professionnel. Cela peut conduire à des changements de comportement (subis ou volontaires) individuels ou collectifs. Or le processus de changements peut être facilité quand il est entrepris dans un cadre collectif.

Dans ce cadre, l’atelier participatif des 4èmes assises de l’air (9&10 octobre 2018) a eu pour ambition de réfléchir à comment le foyer pourrait être ce cadre.
Les soixante-dix participants ont mis en évidence que de nombreux champs d’action existent pour que les foyers agissent en faveur de la qualité de l’air (mobilité, rénovation énergétique, alimentation, …).

Les possibilités de contributions des participants sont variées et font écho à la diversité des profils des participants (collectivités, éco-entreprises, services de l’Etat, ADEME, bureaux d’études, associations).

Source : Comment impliquer les foyers dans la lutte contre la pollution de l’air intér… – ADEME

Consultation publique sur un projet de décret et un projet d’arrêté relatifs aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation

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Consultation publique du 09/09/2019 au 01/10/2019

La protection de la santé des populations riveraines de zones de traitement par des produits phytosanitaires, ainsi que celle des exploitants agricoles constitue l’un des axes prioritaires du plan d’action gouvernemental lancé en 2018 pour une agriculture plus économe en pesticides .

La loi EGALIM a introduit des dispositions spécifiques pour la protection des riverains, en privilégiant le dialogue local, au niveau départemental via la mise en place de chartes d’engagement concertées entre les agriculteurs, les associations, les élus, à partir du 1er janvier 2020.

Dans le cadre du travail préparatoire à la mise en place de ces chartes, le Gouvernement a demandé en janvier dernier à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) un appui scientifique et technique sur ces mesures de protection. Son avis, rendu le 14 juin dernier, recommande la mise en place de distances minimales entre les habitations et les zones de traitement des cultures par des produits phytosanitaires, en fonction des cultures, des matériels de pulvérisation utilisés.

Par ailleurs, le Conseil d’État, dans sa décision du 26 juin dernier, a demandé à l’Etat de prendre des mesures de protection des riverains supplémentaires, d’ici la fin de l’année.

Les projets de texte mis en consultation visent donc à préciser les règles à respecter pour l’élaboration des chartes, les distances minimales applicables pour l’épandage des produits phytosanitaires à proximité des habitations et les techniques d’application de ces produits.

Après cette phase de consultation, le décret (règles d’élaboration des chartes) et l’arrêté (distances minimales) définitifs entreront en vigueur le 1er janvier 2020. Il sont également soumis à la consultation de la Commission européenne.

Télécharger : textes décret et arrêté riverains (format pdf – 75.2 ko – 09/09/2019)

Pour lire les recommandation et participer à la consultation : Consultation publique sur un projet de décret et un projet d’arrêté relatifs aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation – Les consultations publiques du ministère de la Transition écologique et solidaire

Les mesures dans l’air ambiant pour hiérarchiser les sources de pollution : nouvelle version du guide européen

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Il s’agit d’un travail d’harmonisation de l’utilisation des modèles « récepteurs » pour la hiérarchisation des sources, réalisé en collaboration avec AQUILA (Air Quality Reference Laboratory)  et le programme de recherche européen COST (European COoperation in Science and Technology) COLOSSAL (Chemical On-Line cOmpoSition and Source Apportionment of fine aerosoL), dont l’Ineris coordonne un groupe de travail (www.costcolossal.eu/wg1). Ce dernier vise notamment à diffuser les bonnes pratiques d’utilisation des analyseurs automatiques de la composition chimiques des particules fines, à l’ensemble des équipes de recherche européennes, comme celles de la communauté de l’infrastructure de recherche ACTRIS (Aerosols, Clouds, and Trace gases Research InfraStructure)

https://ec.europa.eu/jrc/en/publication/european-guide-air-pollution-source-apportionment-receptor-models

CORTEA Connaissance et réduction des émissions de polluants dans l’air

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Le programme CORTEA (Connaissances, Réduction à la source et Traitement des Emissions dans l’Air) a pour objectif de faire émerger des projets de R&D orientés vers l’amélioration de la qualité de l’air intérieur et extérieur dans les secteurs de l’agriculture, du bâtiment, de l’industrie, de l’énergie et des transports.
L’ADEME a organisé le 18 juin 2019 à Paris la quatrième journée de restitution des résultats de recherche obtenus dans le cadre de CORTEA vers les utilisateurs potentiels (acteurs et décideurs dans le domaine de la qualité de l’air). Les domaines concernés étaient pour cette édition l’agriculture (2 projets), les transports (4 projets), l’industrie (4 projets) et la qualité de l’air intérieur (6 projets).
A cette occasion, un recueil de résumés ainsi qu’une plaquette de synthèse des principaux résultats des projets présentés a été éditée.

Source : CORTEA Connaissance et réduction des émissions de polluants dans l’air : 4e r… – ADEME

Polluants du quotidien : données inédites chez les enfants et les adultes

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Bisphénols, phtalates, parabènes, éthers de glycol, retardateurs de flamme bromés et composés perfluorés… Pour la première fois, Santé publique France mesure la présence de ces polluants dans l’organisme des enfants et des adultes, auprès d’un large échantillon. Près de 70 biomarqueurs ont ainsi été étudiés. Cette étude permet également d’identifier comment ces personnes ont été exposées à ces substances. Les résultats publiés aujourd’hui montrent que ces polluants du quotidien sont présents dans l’organisme de tous les Français.

Les principaux résultats montrent que :

  • Ces polluants sont présents dans l’organisme de l’ensemble des adultes et des enfants.
  • Les niveaux d’imprégnation mesurés sont comparables à ceux d’autres études menées à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et au Canada à l’exception des retardateurs de flamme bromés, des bisphénols S et F et des parabènes.
  • Des niveaux d’imprégnation plus élevés sont retrouvés chez les enfants. Plusieurs hypothèses issues de la littérature pourraient expliquer ces niveaux : des contacts cutanés et de type « main bouche » plus fréquents pour des produits du quotidien (jouets, peintures…) ; des expositions plus importantes liées par exemple à une exposition accrue aux poussières domestiques ou à un poids corporel plus faible par rapport à leurs apport alimentaires, comparativement aux adultes.

En ce qui concerne les modes d’exposition, les résultats montrent notamment que :

  • L’alimentation n’apparaît pas comme une source d’exposition exclusive à ces substances.
  • L’utilisation de produits cosmétiques et de soins augmente les niveaux d’imprégnation des parabènes et des éthers de glycol.
  • La fréquence de l’aération du logement a une influence sur les niveaux d’imprégnation des perfluorés et des retardateurs de flamme bromés : plus le logement est aéré, plus les niveaux d’imprégnation sont bas.

Lien vers les rapports

Source : Polluants du quotidien : données inédites chez les enfants et les adultes