Pollution

Évaluation globale des Plans nationaux santé – environnement (2004-2019)

Publié le

Le HCSP a réalisé l’évaluation des trois premières générations de plans nationaux santé environnement (PNSE) (2004 – 2019) et de leurs déclinaisons régionales sous la forme de plans régionaux santé environnement (PRSE).

Quatre thématiques ont été retenues pour l’analyse :

  • Les polluants dans l’air extérieur : ceux du domaine réglementaire et les pollens.
  • L’environnement intérieur : qualité de l’air dans les écoles et les crèches, habitat dégradé, radon, légionellose.
  • Les risques dits émergents : nanomatériaux, ondes électromagnétiques, perturbateurs endocriniens.
  • Les produits chimiques et leurs usages : les produits chimiques dans les biens de consommation, dans l’alimentation, dans l’environnement aquatique. En complément, est intégré dans l’analyse le programme de biosurveillance.

De plus, les thématiques transversales suivantes ont notamment été analysées : l’évolution de la perception du public des risques liés à l’environnement et les actions d’information et de formation menées à l’échelle nationale et régionale.

https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=1223

Un programme pour mieux connaître les effets des pollutions industrielles sur la santé des habitants

Publié le

L’association Amaris, qui regroupe des collectivités concernées par les risques technologiques majeurs, a lancé en début d’année, en partenariat avec l’Institut écocitoyen et la métropole de Lyon, le programme « Collectivités et pollutions industrielles » visant à mieux connaître les effets de ces dernières sur la santé. Plus de 30 collectivités participent aujourd’hui à cette démarche.

Source : Un programme pour mieux connaître les effets des pollutions industrielles sur la santé des habitants

Pollution de l’air : diviser par trois la mortalité tout en étant économiquement rentable, c’est possible !

Publié le

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans le monde 9 personnes sur 10 respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants. Les conséquences en matière de santé sont dramatiques, puisque l’OMS estime que l’exposition aux particules fines dans l’air extérieur est responsable de plus de 4 millions de décès par an. L’organisation a d’ailleurs significativement durci, fin 2021, ses valeurs guides en matière de pollution de l’air.

Ces impacts sanitaires se traduisent en impacts économiques conséquents. Ainsi, les coûts économiques de la pollution atmosphérique sur la santé étaient estimés en 2010 à environ 1 700 milliards de dollars dans les pays de l’OCDE, et rien qu’en France, les coûts directs et indirects, à 100 milliards d’euros par an. Pourtant, l’argument économique est parfois évoqué pour justifier de la faible ambition des politiques visant à réduire la pollution atmosphérique, alors même que les mesures de lutte contre la pollution ne donnent, en France, jamais lieu à une évaluation économique de leurs coûts et bénéfices.

Pour combler ces lacunes, nous avons développé le projet interdisciplinaire MobilAir. Son ambition était notamment de répondre à deux questions majeures : quelles mesures adopter pour atteindre un objectif prédéterminé de réduction de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique en ville ? Quels en seraient les coûts et les bénéfices ?

Avis relatif aux impacts sanitaires des politiques de substitution des eaux destinées à la consommation humaine dans les usages domestiques par des eaux « non conventionnelles »

Publié le

Il est demandé au HCSP « de contribuer, par son expertise, à l’actualisation de la politique sanitaire
liée aux pratiques de substitution de l’eau potable par des eaux non potables recyclées, en prenant
en compte lorsque nécessaire, les spécificités des territoires, dont celles des territoires
ultramarins. Il est attendu en particulier que le HCSP se prononce sur :

  • Les impacts sanitaires potentiels liés aux mesures pressenties dans le cadre de l’action 7
    des assises de l’eau et au titre de l’article L. 111-9 du code de la construction et de
    l’habitation , dont les impacts suivants :
    o Risque de dégradation globale de la qualité de l’eau potable distribuée à la
    population
    o Risque d’exposition des personnes à des organismes pathogènes et des
    substances chimiques
    o Risque de multiplication d’équipements de stockage de l’eau dont les conditions
    d’exploitation peuvent être favorables au développement de larves de moustiques
    (risque de propagation de maladies à transmission vectorielle)
    o Incertitudes quant à la prise en compte des personnes vulnérables dans les
    modalités de gestion des dispositifs d’utilisation de ressources alternatives
    o Impacts sur le prix de l’eau potable et aux risques induits pour les populations,
    notamment pour les populations les plus précaires, d’une augmentation du prix de
    l’eau potable
    o Incertitudes quant au rapport bénéfices/risques global de ces pratiques

Santé environnementale : une priorité de santé publique

Publié le

D’après l’OMS, la santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures. L’OMS a montré qu’en Europe les facteurs environnementaux qui pourraient être évités ou supprimés provoquent 1,4 million de décès par an, soit au moins 15% des décès.

https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2022/sante-environnementale-une-priorite-de-sante-publique

Perturbateurs endocriniens en pratique : comment limiter leur exposition chez nos patients ?

Publié le

Diabète, maladies métaboliques, autisme, subfertilité, néoplasies… La
science a atteint un niveau de preuve indiscutable concernant le rôle impor
tant des perturbateurs endocriniens dans les pathologies de civilisation.
Cependant, il faudrait des années pour déterminer avec précision la part de
responsabilité de chaque molécule chimique.
Peut-on se permettre d’attendre ? De nombreux scientifiques tirent la son
nette d’alarme. Un premier article concernant les risques liés aux perturbateurs endocriniens avait été publié dans la RMG de mars 2021. Le présent article traitera des conseils à donner aux patients en consultation pour limiter leur exposition à ces substances. L’accent est mis en particulier sur la femme enceinte et le jeune enfant.

Source : RMG388_06-10.pdf

Lignes directrices de l’OMS sur la prise en charge clinique de l’exposition au plomb

Publié le Mis à jour le

L’objectif des présentes lignes directrices est d’aider les médecins à prendre des décisions sur le diagnostic et le traitement de l’exposition au plomb pour les patients individuels et les incidents d’intoxication massive. Les présentes lignes directrices peuvent également être utilisées pour guider des protocoles thérapeutiques fondés sur des preuves. Elles présentent des recommandations éclairées par des preuves sur l’interprétation des concentrations de plomb dans le sang, la décontamination gastro-intestinale après une ingestion de plomb, la supplémentation nutritionnelle pour atténuer les effets de l’exposition au plomb et les traitements chélateurs pour faciliter l’élimination du plomb. Les lignes directrices n’incluent pas de discussion sur les méthodes de prévention de l’exposition au plomb, telles que le dépistage et les interventions auprès des ménages et sur l’environnement, qui feront l’objet de lignes directrices séparées.

Source : Lignes directrices de l’OMS sur la prise en charge clinique de l’exposition au plomb

D’où vient la pollution de l’air ? Replay webinaire

Publié le

D’où vient la pollution de l’air, quelles substances sont mesurées ? Quels sont les chiffres ? A quelle hauteur certains secteurs contribuent-ils aux rejets toxiques ? Peut-on agir ? Afin d’éclairer les citoyens, de faire face aux idées reçues, d’éviter la stigmatisation d’un coupable unique et idéal, Atmo Nouvelle-Aquitaine a décidé de proposer un webinaire destiné à tout citoyen curieux de comprendre les subtilités des émissions de polluants.

http://www.santeenvironnement-nouvelleaquitaine.fr/transport/dou-vient-la-pollution-de-lair%E2%80%AF-le-replay-du-webinaire-est-en-ligne/

Avis du Réseau des Villes-Santé de l’OMS sur l’évolution de la règlementation en matière de la surveillance de la qualité de l’air intérieur de certains établissements recevant du public

Publié le

La règlementation en matière de surveillance de la qualité de l’air intérieur de certains ERP est amenée à évoluer, quatre ans seulement après la mise en place de la règlementation actuelle, sans que l’Etat ait réalisé de bilan cette dernière.

Si les Villes-Santé sont convaincues par l’enjeu que représente la qualité de l’air intérieur, elles constatent que les projets de Décrets modifieraient en profondeur une règlementation qui vient d’être mise en place. Alors que les villes se sont impliquées pour appliquer la règlementation, sont montées en compétence sur la qualité de l’air intérieur et ont aussi amélioré leurs choix de matériaux de construction, de mobilier et de produits d’entretien, la lourdeur (charge de travail et coûts) de la nouvelle règlementation proposée, rigide et couteuse, mène à un véritable découragement à travailler sur le sujet de la qualité de l’air intérieur et ne permettra pas aux collectivités de s’engager dans des démarches volontaristes, pourtant déterminantes pour agir sur la qualité de l’air intérieur.