Contaminants alimentaires : quel est le risque toxique réel ?

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Parce que la nocivité des substances chimiques peut être amplifiée lorsqu’elles sont combinées, il est difficile d’établir le risque toxique réel lié aux contaminants présents dans notre alimentation. Une équipe vient de conduire une étude qui décrit les cocktails chimiques auxquels les femmes françaises sont plus souvent exposées par ce biais. Elle apporte ainsi les bases à de futures études toxicologiques et épidémiologiques.

https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/contaminants-alimentaires-quel-est-risque-toxique-reel

Rapport annuel 2020 de l’ADEME. 52 histoires de transition écologique

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L’ADEME présente son rapport annuel 2020 sous la forme d’un magazine, qui raconte son engagement pour accélérer la transition écologique en 52 histoires, comme les 52 semaines de l’année.
Elles illustrent les bénéfices pour les citoyens, les entreprises, les territoires et les «Adémiens» eux-mêmes des programmes et accompagnements de l’Agence. Malgré une crise sanitaire inédite, l’ADEME a su s’adapter, poursuivre son activité et se mobiliser pour mettre en ½uvre des solutions exceptionnelles comme le Plan «France Relance».

4 chapitres nous racontent concrètement les bénéfices de l’action des Adémiens pour les citoyens, les entreprises, les territoires et comment l’ADEME se transforme elle-même pour réduire son empreinte environnementale et améliorer son impact.

https://www.ademe.fr/rapport-annuel-2020-lademe

Prise en compte des enjeux de santé dans l’évaluation environnementale et sociale

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Ce document d’orientation, qui arrive à point nommé pour améliorer la pratique de l’évaluation environnementale et son incidence sur la préservation de la vie, propose une manière systématique d’intégrer la santé dans les évaluations environnementales. Il indique des axes d’intervention spécifiques pour le positionnement des enjeux de santé dans les étapes de l’évaluation environnementale. Ce guide pratique met en exergue la synergie entre l’évaluation environnementale et sociale et l’évaluation détaillée des impacts sur la santé. Son objectif est donc simple et clair : aider les acteurs concernés à intégrer les enjeux de santé dans l’évaluation environnementale et sociale.

Santé environnementale : une nouvelle ambition

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La santé environnementale est ancrée dans notre quotidien et suscite des préoccupations croissantes. Pour 7 Français sur 10, l’environnement a un impact sur la santé. La crise sanitaire a accéléré cette prise de conscience, révélant l’impact de la dégradation des écosystèmes sur la santé humaine et nos vulnérabilités face à l’émergence des zoonoses.

La marginalisation de la santé environnementale dans un système de santé centré sur le curatif n’est plus en phase avec ces attentes et avec la réalité des défis de réduction des inégalités de santé.

Dans un rapport présenté à la commission des affaires sociales du Sénat, M. Bernard Jomier (SER – Paris) et Mme Florence Lassarade (Les Républicains – Gironde), rapporteurs, proposent d’adapter la réponse politique à ces enjeux transversaux par un pilotage opérationnel et proactif, une action au plus près des territoires et un approfondissement des connaissances pour agir plus efficacement.

Face à une gestion en silos et un insuffisant portage politique, un délégué interministériel à la santé globale devrait porter la thématique « une seule santé » (« One Health ») reliant santé humaine, animale et végétale. La commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé publique et d’environnement pourrait être transformée en un défenseur des droits en santé environnementale pouvant mettre en demeure l’administration.

Alors que les principaux leviers d’actions se situent au niveau territorial, les rapporteurs proposent d’outiller les élus locaux, de déployer des observatoires régionaux en santé environnementale et de réaffirmer la responsabilité des collectivités territoriales en ce domaine. Ils appellent également à généraliser des bonnes pratiques telles que les démarches d’ évaluation d’impact sur la santé, selon le concept d’urbanisme favorable à la santé, afin de promouvoir une approche de proximité concrète, positive et intégrée de la santé environnementale.

Enfin, le développement continu des connaissances sur ces sujets appelle un effort de recherche renforcé et coordonné : la France devrait quadrupler les moyens qu’elle y consent pour se situer, par habitant, au même niveau que les États‑Unis. Les rapporteurs proposent de créer un institut hospitalo-universitaire (IHU) spécialisé , de développer des registres de morbi-mortalité pour étudier l’impact des facteurs environnementaux et de diffuser ces connaissances pour agir sur les comportements, à travers un site pour le grand public.

http://www.senat.fr/presse/cp20210326.html

Perturbateurs endocriniens : changer ses habitudes en cuisine

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Au sein de L’Escuro, Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement des Pays Creusois, deux salariées se sont emparées de la thématique santé-environnement et développent des animations. Dernière en date, dans le cadre du Contrat Local de Santé Creuse : des ateliers pour repérer et limiter les perturbateurs endocriniens en cuisine. Rencontre avec Amélie Bodin, responsable pédagogique.

Perturbateurs endocriniens : changer ses habitudes en cuisine

Le monde d’après : quelles propositions ?

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Le confinement généralisé imposé dans le contexte de crise sanitaire a suscité réflexion et introspection : mode de vie, consommation et questionnement sur le futur.

L’idée d’un « monde d’après » a émergé aussi bien dans les discours politiques que dans la presse. Cette expression recouvre des réalités différentes : de la pérennité de gestes sanitaires à une « ré-initialisation » du monde dans lequel on vivrait.

Dans ce contexte, les prises de parole se sont multipliées, issues d’acteurs très variés.

Les objectifs de cette étude sont principalement :

  1. un enjeu de compréhension :
    • dresser un panorama des contributions que l’ADEME connaît ou qui confortent celles de l’ADEME et celles qu’elle ne connaît pas ou qui sont opposées à ses propres positions ou objectifs (transition écologique)
    • lister les propositions qui existent, les faire apparaître et en creux, mettre en avant ce qui n’est pas apparu
    • appréhender le poids relatif des propositions
    • repérer des idées en rupture pour inspiration
  2. un enjeu de positionnement et de prise de parole :
    • dans le cadre des prises de parole de l’ADEME, déterminer les tendances, les imaginaires qui se dégagent
    • disposer des fondamentaux qui sont proposés, s’inscrire dans ce cadre et déterminer un positionnement spécifique
    • anticiper comment les propositions de l’ADEME peuvent être reçues par les citoyens

https://www.ademe.fr/monde-dapres-propositions

Maladie de Lyme dite chronique : état actuel des connaissances scientifiques et portrait des différentes perspectives

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À la demande de trois directions du ministère de la Santé et des Services sociaux, l’INESSS a publié en mai 2019 des recommandations cliniques et de mise-en-œuvre concernant le diagnostic, le traitement et la prise en charge des personnes atteintes aux stades localisé et disséminés de la maladie de Lyme afin d’outiller les professionnels de
la santé, particulièrement ceux de la première ligne, face à cette maladie en progression. Pour la continuité des travaux, le Ministère a notamment demandé à l’INESSS d’apporterun éclairage scientifique sur la plausibilité que la maladie de Lyme puisse être à l’origine de symptômes systémiques généraux et persistants, de dresser un portrait de l’expérience des personnes qui sont aux prises avec de tels symptômes et de formuler des recommandations relatives à la prise en charge des personnes chez qui la maladie de Lyme est suspectée ou avérée.

Pollution de l’air : le carbone suie associé à un risque accru de cancer

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La pollution de l’air est responsable de milliers de décès chaque année en France. Mieux comprendre comment les différents composés de cette pollution affectent la santé est donc une priorité. Des scientifiques de l’Inserm, de l’université de Rennes 1, de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) à l’Irset et de l’université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) à l’UMS 11 se sont intéressés à un constituant des particules fines issu de combustions incomplètes notamment liées au trafic automobile, le carbone suie. Alors que ce composé a déjà été lié à de nombreux problèmes de santé, leurs travaux suggèrent pour la première fois qu’une exposition à long terme au carbone suie est aussi associée à un risque accru de cancer, notamment du poumon. Les résultats sont publiés dans la revue EHP le 24 mars 2021.