Pollution

Santé environnementale : une priorité de santé publique

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D’après l’OMS, la santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures. L’OMS a montré qu’en Europe les facteurs environnementaux qui pourraient être évités ou supprimés provoquent 1,4 million de décès par an, soit au moins 15% des décès.

https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2022/sante-environnementale-une-priorite-de-sante-publique

La Commission européenne à l’assaut des émissions polluantes

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La Commission européenne a présenté ce 5 avril un paquet de textes visant à réduire les émissions polluantes, industrielles… et agricoles. Outre la directive sur les émissions industrielles, seront révisés les textes relatifs aux gaz à effet de serre fluorés et les substances appauvrissant la couche d’ozone. La transparence serait renforcée et la participation du public accrue.

Perturbateurs endocriniens en pratique : comment limiter leur exposition chez nos patients ?

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Diabète, maladies métaboliques, autisme, subfertilité, néoplasies… La
science a atteint un niveau de preuve indiscutable concernant le rôle impor
tant des perturbateurs endocriniens dans les pathologies de civilisation.
Cependant, il faudrait des années pour déterminer avec précision la part de
responsabilité de chaque molécule chimique.
Peut-on se permettre d’attendre ? De nombreux scientifiques tirent la son
nette d’alarme. Un premier article concernant les risques liés aux perturbateurs endocriniens avait été publié dans la RMG de mars 2021. Le présent article traitera des conseils à donner aux patients en consultation pour limiter leur exposition à ces substances. L’accent est mis en particulier sur la femme enceinte et le jeune enfant.

Source : RMG388_06-10.pdf

Lignes directrices de l’OMS sur la prise en charge clinique de l’exposition au plomb

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L’objectif des présentes lignes directrices est d’aider les médecins à prendre des décisions sur le diagnostic et le traitement de l’exposition au plomb pour les patients individuels et les incidents d’intoxication massive. Les présentes lignes directrices peuvent également être utilisées pour guider des protocoles thérapeutiques fondés sur des preuves. Elles présentent des recommandations éclairées par des preuves sur l’interprétation des concentrations de plomb dans le sang, la décontamination gastro-intestinale après une ingestion de plomb, la supplémentation nutritionnelle pour atténuer les effets de l’exposition au plomb et les traitements chélateurs pour faciliter l’élimination du plomb. Les lignes directrices n’incluent pas de discussion sur les méthodes de prévention de l’exposition au plomb, telles que le dépistage et les interventions auprès des ménages et sur l’environnement, qui feront l’objet de lignes directrices séparées.

Source : Lignes directrices de l’OMS sur la prise en charge clinique de l’exposition au plomb

D’où vient la pollution de l’air ? Replay webinaire

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D’où vient la pollution de l’air, quelles substances sont mesurées ? Quels sont les chiffres ? A quelle hauteur certains secteurs contribuent-ils aux rejets toxiques ? Peut-on agir ? Afin d’éclairer les citoyens, de faire face aux idées reçues, d’éviter la stigmatisation d’un coupable unique et idéal, Atmo Nouvelle-Aquitaine a décidé de proposer un webinaire destiné à tout citoyen curieux de comprendre les subtilités des émissions de polluants.

http://www.santeenvironnement-nouvelleaquitaine.fr/transport/dou-vient-la-pollution-de-lair%E2%80%AF-le-replay-du-webinaire-est-en-ligne/

Avis du Réseau des Villes-Santé de l’OMS sur l’évolution de la règlementation en matière de la surveillance de la qualité de l’air intérieur de certains établissements recevant du public

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La règlementation en matière de surveillance de la qualité de l’air intérieur de certains ERP est amenée à évoluer, quatre ans seulement après la mise en place de la règlementation actuelle, sans que l’Etat ait réalisé de bilan cette dernière.

Si les Villes-Santé sont convaincues par l’enjeu que représente la qualité de l’air intérieur, elles constatent que les projets de Décrets modifieraient en profondeur une règlementation qui vient d’être mise en place. Alors que les villes se sont impliquées pour appliquer la règlementation, sont montées en compétence sur la qualité de l’air intérieur et ont aussi amélioré leurs choix de matériaux de construction, de mobilier et de produits d’entretien, la lourdeur (charge de travail et coûts) de la nouvelle règlementation proposée, rigide et couteuse, mène à un véritable découragement à travailler sur le sujet de la qualité de l’air intérieur et ne permettra pas aux collectivités de s’engager dans des démarches volontaristes, pourtant déterminantes pour agir sur la qualité de l’air intérieur.

Cas graves accidentels liés à des produits phytopharmaceutiques Observations enregistrées par les Centres antipoison et de toxicovigilance français (2013-2017)

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Les produits phytopharmaceutiques sont des préparations destinées à protéger les plantes et les
produits qui en sont issus contre des insectes, champignons, mauvaises herbes etc. Ils sont soumis
à autorisation de mise sur le marché, qui définit les conditions d’usages qui ont pour but de prévenir
les risques pour la santé humaine ou l’environnement.
L’objectif de cette étude était d’analyser les cas d’intoxications graves et accidentelles, survenues
dans un cadre professionnel ou non professionnel, avec des produits phytopharmaceutiques (qu’ils
soient autorisés ou interdits) observés par les CAPTV du 01/01/2013 au 31/12/2017 en décrivant
notamment les circonstances de survenue.

Des normes de qualité de l’air, mais pour quels bénéfices sanitaires en Europe ?

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Dès le début du XXe siècle, des épisodes de pollution atmosphérique ont marqué les esprits et révélé des impacts sanitaires gravissimes. En 1930, le pic de pollution aux oxydes de soufre et d’azote dans la vallée de la Meuse (Belgique) entraîna ainsi une augmentation massive des décès (multipliés par six). Mais c’est bien l’épisode du grand smog de Londres 20 ans plus tard qui constitue le marqueur d’une prise de conscience internationale sur le lien entre qualité de l’air et santé.

Caractérisé par une accumulation inédite entre le 5 et le 9 décembre 1952 des fumées émanant des installations de combustion industrielles et du chauffage résidentiel, cet épisode est suivi d’un excès de plus de 4 000 décès en deux semaines, et de 12 000 jusqu’à février 1953.

Dans ce contexte, des dispositifs législatifs visant à évaluer et gérer la qualité de l’air ont été mis en œuvre : le Clean Air Act au Royaume-Uni en 1956, le Clean Air Act aux États-Unis en 1963, en Italie et en Suisse en 1966, et la loi sur l’air française de 1961.

Toutefois, dans tous ces dispositifs, les aspects sanitaires demeuraient marginaux. Leur couverture spatiale et temporelle était également limitée. Par exemple, cette première loi française prévoyait essentiellement des plans d’alerte en cas de crise et la mise en place des systèmes de mesure de la composition de l’air, mais uniquement dans les zones fortement industrialisées.

https://theconversation.com/des-normes-de-qualite-de-lair-mais-pour-quels-benefices-sanitaires-en-europe-175545