Les pollinisateurs jouent un rôle crucial dans la production alimentaire, un nombre important de cultures dépendant d’une manière ou d’une autre de la pollinisation animale.Cette première évaluation réalisée dans le cadre de l’Efese (l’évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques) montre que la part de la production végétale destinée à l’alimentation humaine que l’on peut attribuer à l’action des insectes pollinisateurs représente en France une valeur comprise entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros (2010). Ainsi, c’est entre 5,2% et 12% de la valeur totale des productions végétales françaises destinées à l’alimentation humaine qui dépendent des pollinisateurs.Ces valeurs montrent la nécessité de l’action politique en faveur de la protection des insectes pollinisateurs.
Identifier les freins et les leviers permettant d’améliorer la durabilité des circuits courts. Tel est l’objet de l’étude réalisée par le Centre d’Etudes Economiques et Sociales de l’Environnement (CEESE-ULB) à la demande de la Fédération Inter-Environnement Wallonie. Les chercheurs ont investigué au sein de quatre filières (céréales – pain ; écoconstruction ; maraîchage et lait – fromage) en veillant à la diversité et la complémentarité des organisations mobilisées.
Ce travail a permis d’identifier et d’analyser trois enjeux transversaux dans le développement et la durabilité des circuits courts :la structuration des filièresles compétences et l’accompagnementla logistique, problématique centrale des circuits courts.
Chacun de ces enjeux a été l’objet d’une étude approfondie et a donné lieu à la réalisation d’un « cahier » qui se veut un outil à destination des porteurs de projets et des professionnels de l’accompagnement.
Le rapport complet de l’étude est également disponible. Il comprend, en plus du contenu des 5 cahiers, un descriptif complet de la méthodologie de recherche, quelques éléments d’analyse des filières « maraîchage » et « lait-fromage » et une revue de la littérature scientifique sur la durabilité des circuits courts.
En France, plus d’un million de professionnels du secteur agricole sont potentiellement exposés aux pesticides. L’Anses s’est autosaisie en 2011 pour mener une expertise collective visant à identifier, évaluer et caractériser les expositions aux pesticides des personnes travaillant dans l’agriculture. Dans l’avis qu’elle publie ce jour, l’Anses recommande la diminution des expositions par la réduction du recours aux pesticides, ainsi que différentes mesures de prévention. Par ailleurs, l’Agence recommande d’améliorer les connaissances sur les expositions en conditions réelles d’utilisation, dans un contexte où les données disponibles font aujourd’hui souvent défaut.
Le nouveau plan Ecophyto II prévoit que soient lancés, chaque année au niveau national, des appels à projets pour sélectionner des actions innovantes en faveur de la réduction de l’utilisation, des risques et des impacts des produits phytosanitaires et de la transition vers l’agro-écologie.
Le conseil général de l’agriculture (CGAAER) a réalisé une analyse bibliographique sur dix ans concernant l’interaction agriculture et qualité de l’eau. Actant que les pratiques doivent évoluer, il formule différentes recommandations.
Un jour en France, France inter :(ré)écouter l’émission du mardi 29 mars 2016, (disponible jusqu’au 23/12/2018)
Le Bordelais représente le plus vaste vignoble AOC de France avec ses 112 200 hectares de vigne.
Des associations dénoncent l’usage intense des produits chimiques dans les vignes et manifestent à Bordeaux. Des députés de gauche du département viticole de Gironde demandent une mission d’information parlementaire pour « faire la transparence » sur les effets des pesticides.
Comment la filière des vins de Bordeaux va t-elle s’y prendre pour réduire l’usage des pesticides et de son empreinte carbone ? Quelles sont les actions locales à mener pour respecter l’environnement et la population? Quel est l’impact du réchauffement climatique sur les vignes et comment les viticulteurs s’adaptent à cela ? Comment respecter la santé des populations ? Comment passer au bio ?
Avec Bernard Farges, en duplex de Bordeaux, Président du CIVB, le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux
et François Veillerette, porte parole de Générations Futures
Au téléphone, Marie-Lys Bibeyran, membre-fondatrice du Collectif Info Médoc Pesticides
Et Pascal Bosq, viticulteur propriétaire du Chateau Liouner à Listrac-Médoc
L’association Générations futures publie les résultats de tests menés dans vingt-deux logements situés à proximité de vignes, de cultures de céréales ou de vergers.
L’épandage de produits phytosanitaires dans les vignes est autorisé. Les produits phytosanitaires utilisés sont soumis à des règles strictes d’autorisation à l’échelle nationale et européenne. La protection de la vigne constitue un enjeu majeur pour les viticulteurs dans le contexte climatique océanique de la Gironde propice au développement des maladies de la vigne.
L’exposition à ces produits est un sujet de santé publique qui préoccupe les citoyens s’agissant des risques d’exposition pour les personnes sensibles comme les jeunes enfants.
Dès 2014, le préfet de la Gironde avait pris des mesures par arrêté du 23 juin pour encadrer le traitement des vignes aux abords des écoles. Une distance minimale de 50 mètres avait été introduite par précaution. Le législateur a depuis introduit de nouvelles dispositions dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt pour compléter ces mesures et favoriser la mise en place de dispositifs de prévention et de protection.
Un nouvel arrêté préfectoral sera prochainement soumis à la consultation du public, permettant de traduire concrètement les dispositions de la loi en Gironde, conformément aux orientations fixées par la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer chargée des relations internationales sur le climat.
Cet arrêté :
permettra d’étendre les mesures de précaution, au-delà des écoles, à d’autres établissements accueillant des enfants (crèches, haltes-garderies,…) ainsi que tout autre établissement pouvant accueillir des personnes vulnérables ;
favorisera l’implantation de dispositifs de protection notamment la plantation de haies ;
et encouragera le recours par les viticulteurs à des matériels limitant la dispersion des produits.
Les maires auront un rôle à jouer pour la bonne mise en œuvre de ces mesures et leur adaptation au contexte local. Cet arrêté entrera en application pour la campagne de traitement de 2016.
Suite au colloque national « Bio, Proximité et Solidarité » organisé le 14 octobreàNantes et qui a réuni 175 participants (élus, associations, producteurs, acteurs du monde social, etc.), des actesviennentd’êtrepubliés.
Vous y trouverez des pistesd’actionsopérationnellesconcernant 4 thèmes :
Comment favoriserunelogistiqueàfaible impactsur les produits bio locaux ?
Comment assurerunejusterémunération des producteurs et unepérennité des projets ?
Comment introduire les circuits de proximitédansl’aidealimentaire ?
Comment favoriser la sensibilisation du publicàune alimentation de qualité et de proximité ?