Pollution
Bisphénol A : comment éviter les « substitutions regrettables » ?
En 2017, le comité des États membres de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), qui évalue et régule les produits chimiques, a identifié officiellement le bisphénol A comme perturbateur endocrinien. Cette substance faisait déjà l’objet de plusieurs interdictions en France. Les industriels commercialisant les produits concernés ont donc dû la remplacer par des substances chimiques possédant les mêmes fonctions technologiques.
https://theconversation.com/bisphenol-a-comment-eviter-les-substitutions-regrettables-155772
Impact de pollution de l’air ambiant sur la mortalité en France métropolitaine. Réduction en lien avec le confinement du printemps 2020 et nouvelles données sur le poids total pour la période 2016-2019
Cette étude a répondu à deux objectifs : – évaluer les impacts à court et plus long terme sur la mortalité, de la diminution transitoire de l’exposition de la population à la pollution atmosphérique en lien avec les mesures prises pour limiter la propagation de l’épidémie de Covid-19 au printemps 2020 ; – réévaluer le fardeau ou poids total à long terme de la pollution atmosphérique sur la mortalité annuelle en France métropolitaine pour la période 2016-2019 afin de mettre en perspective les résultats obtenus, et plus largement pour actualiser les estimations publiées en 2016 par Santé publique France.
Contaminants alimentaires : quel est le risque toxique réel ?
Parce que la nocivité des substances chimiques peut être amplifiée lorsqu’elles sont combinées, il est difficile d’établir le risque toxique réel lié aux contaminants présents dans notre alimentation. Une équipe vient de conduire une étude qui décrit les cocktails chimiques auxquels les femmes françaises sont plus souvent exposées par ce biais. Elle apporte ainsi les bases à de futures études toxicologiques et épidémiologiques.
Pollution de l’air : le carbone suie associé à un risque accru de cancer
La pollution de l’air est responsable de milliers de décès chaque année en France. Mieux comprendre comment les différents composés de cette pollution affectent la santé est donc une priorité. Des scientifiques de l’Inserm, de l’université de Rennes 1, de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) à l’Irset et de l’université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) à l’UMS 11 se sont intéressés à un constituant des particules fines issu de combustions incomplètes notamment liées au trafic automobile, le carbone suie. Alors que ce composé a déjà été lié à de nombreux problèmes de santé, leurs travaux suggèrent pour la première fois qu’une exposition à long terme au carbone suie est aussi associée à un risque accru de cancer, notamment du poumon. Les résultats sont publiés dans la revue EHP le 24 mars 2021.
Rapport de surveillance des pollens et des moisissures dans l’air ambiant en France
Résultats de l’année 2020 sur la surveillance des pollens et des spores de moisissures en France.
Le bisphénol B, un perturbateur endocrinien pour l’Homme et l’environnement
Utilisé dans certains pays hors Union européenne comme alternative au bisphénol A, substance dont le caractère perturbateur endocrinien est aujourd’hui largement reconnu, le bisphénol B présente des propriétés endocriniennes similaires à cette substance, voire légèrement plus prononcées. Suite à la mise en évidence de ces propriétés, l’Anses propose d’identifier le bisphénol B en tant que substance extrêmement préoccupante dans le Règlement européen REACH, à l’instar du bisphénol A. Cette classification vise à éviter les utilisations industrielles de cette substance chimique sur le continent européen en remplacement du bisphénol A, et à obliger les importateurs d’articles de consommation à déclarer sa présence dès qu’il dépasse un seuil de 0.1% dans leur composition.
L’impact des médicaments sur l’environnement étudié dans des rivières artificielles
Les services rendus par les écosystèmes aquatiques sont d’une importance capitale, qui conduit à une attente sociétale forte quant au maintien de leur qualité. Or ces milieux sont le réceptacle d’un grand nombre de substances contaminantes émises par les activités humaines. Les effluents issus des stations d’épuration se révèlent être une source majeure et chronique de pollution, en particulier par des molécules dites « émergentes », catégorie qui inclue les médicaments et dont les impacts sur l’environnement sont très mal connus.
Pesticides dans les eaux destinées à la consommation humaine : quelle contribution de l’Anses pour protéger la santé des consommateurs ?
En diffusant dans notre environnement, les pesticides peuvent se transformer en une ou plusieurs autres molécules appelées « métabolites ». Les substances actives de pesticides ainsi que leurs métabolites sont ainsi susceptibles de contaminer les ressources en eau et de se retrouver dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH). L’Anses vient en appui aux autorités dans la gestion des dépassements des limites réglementaires fixées, afin de garantir la santé du consommateur. Elle a également conçu une méthode pour identifier, parmi les métabolites de pesticides, ceux qui devront faire l’objet d’une attention prioritaire au regard des enjeux sanitaires associés à la consommation de l’eau.
CORTEA Connaissance et réduction des émissions de polluants dans l’air – 5ème restitution du programme CORTEA
Synthèse et recueil des résumés des projets CORTEA achevés en 2020
Le programme CORTEA (Connaissances, Réduction à la source et Traitement des Emissions dans l’Air) a pour objectif de faire émerger des projets de R&D orientés vers l’amélioration de la qualité de l’air intérieur et extérieur dans les secteurs de l’agriculture, du bâtiment, de l’industrie, de l’énergie et des transports.
L’ADEME a organisé le 18 juin 2019 à Paris la quatrième journée de restitution des résultats de recherche obtenus dans le cadre de CORTEA vers les utilisateurs potentiels (acteurs et décideurs dans le domaine de la qualité de l’air).
Les domaines concernés pour les projets achevés en 2019 sont :
Cahier de la recherche n°16 : « Les contaminants chimiques seuls ou en mélange »- Comprendre où en est la recherche
Depuis la fin du XXe siècle, il est devenu évident que les facteurs génétiques ne suffisent pas à expliquer l’augmentation de la prévalence d’un certain nombre de pathologies chroniques (asthmes et allergies, cancers, troubles métaboliques…). Ainsi, le rôle des expositions environnementales est, de plus en plus, mis en avant dans la genèse des maladies non transmissibles : pollution atmosphérique et maladies respiratoires, perturbateurs endocriniens et maladies métaboliques, produits phytosanitaires et cancer ou maladies neurodégénératives, etc.